lundi 10 décembre 2007

My name is Napoleon Vichy and I've come to eat your horses !

Ca fait une semaine que je vois ces images sur les bus ou dans la rue.

Et à chaque fois, elles me choquent.

Ca me fait chier, j'ai pas retrouvé l'image sur le net. Je noterais mieux l'adresse du site la prochaine fois.

Bref, c'est une pub contre l'hippophagie.

"Ah ouais, je l'ai eu cette maladie" me direz-vous.

Je vous répondrai que vous avez trop utilisé votre poupée gonflable.

Non, l'hippophagie, c'est le fait de manger des chevaux.

Pas entier, hein.

La pub dit en gros deux chôses:

Manger des chevaux c'est pas bien et par contre les voir courir, c'est bien.


On va faire ça par étapes.

La pub ne fait pas appel à arrêter la barbarie des abattoirs, non.

Elle dit juste que c'est pas cool de manger du cheval.
Surement parceque c'est un animal presque de compagnie.

Mais bordel de merde, pourquoi juste les chevaux ? Un Boeuf, un cochon ou un mouton n'a pas le droit à la même considération ? Je trouve ça beaucoup plus drôle un mouton. Un Cheval, ça a pas une super gueule de con et ça fait pas beh. Et c'est pas dans Wallace et Gromit.

Non, le cheval, c'est presque ton pote, tu vois, comme un chien.

J'aimerai pas être ton pote, si ça doit dire me faire monter dessus pendant 3h. Même si tu es une femme.

Et un cheval n'est pas un être humain, pas plus qu'un chien, un chat ou un punk.

En fait, je comprends qu'on ne veuille pas manger un animal. C'est à ma portée. Après, je trouve ça mortel de faire une distinction entre eux. Je veux bien, que les chiens, les chats et les chevaux aient une place privilégiée dans notre société. Mais si tu aimes tant les bêtes, mange juste ton motherfucking tofu et c'est marre.

Je dis pas que je mangerai mon chien parceque j'ai de la tendresse pour lui (après de là à le considérer comme mon pote, donc nécessairement mon égal...) mais un chien, pourquoi pas.

Ca dépend si c'est bon ou pas. Je suis sûr qu'avec une petite sauce au poivre ou samurai, dans du pain avec de la salade, de la tomate et des oignons, et peut-être un peu de fromage, ça peut être mortel.

Encore une fois, je comprends très bien qu'on aime pas les conditions de vie des animaux dans les abattoirs (mais encore une fois, pourquoi juste le cheval ?) mais aucune mention de la chose n'est faite dans la pub.


L'autre truc, c'est qu'on voit, un jockey monter un cheval, avec une petite phrase qui dit grosso modo, "mon cheval je l'aime gagnant".

Manger les chevaux, c'est pas cool. Les entrainer, les garder dans une cage et les monter parfois jusqu'à leur mort, c'est cool.

Hmmm. Perso, si j'aimais tant que ça ces bestioles, je préfèrerais les voir libres. Je conçois que c'est un peu mort en France et un peu partout dans le monde pour une telle situation mais je ne peux pas souhaiter à un animal une vie entre des barreaux et des sorties pour la compétition ou des gamines lui montant sur le dos.

Oui, j'ai un chien. Et je sais bien que comme les chevaux, ils ont été tellement conditionnés à vivre assistés par l'homme, qu'un retour à la vie sauvage serait dur. Mais à aucun moment, je me dis que je le chien est mieux ici dans ma maison que dehors. Quand je vois comment il anticipe la sortie et la chance de courir un peu plus librement que dans les 10M² de mon jardin et de rencontrer d'autres chien, ça me fait presque mal au coeur.

On le traite bien, le truc est bien nourri et on s'occupe de lui quand il faut, reste que je suis pas persuadé que ce soit la meilleure place pour son espèce.

Ca me rappelle encore une fois que je déteste la plupart des amoureux des animaux et leurs contradictions à la con. Et que même si je comprends l'envie de pas faire souffrir un animal, bah le saucisson ou un bon pavé de rumsteack, bah ça tue sa mère comme il faut.

Jean de Baton, Jean de Baton-Baton !

vendredi 21 septembre 2007

Après le desespoir, l'apathie.

Qui n'a rien avoir avec le petit nom de mon amie Patricia.

Pour les trois qui ne sont pas au courant, j'ai récupéré un sorte de même job que l'autre là, qui il parait écrirait des trucs avec moi sur le blog. Et une fois, ça.

Pareil, je réponds aux clients pas contents (ou dans les cas rares, ceux qui veulent juste un conseil).

Et ouais, même constats, même cas.

Toutes ces remarques que j'ai entendues à propos de la faune d'internautes ne savant pas lire et se servir d'un site, je suis à deux doigts de ressortir exactement les mêmes.

Et pourtant, ça ne provoque chez moi qu'absolument rien. La bêtise des gens et leur proportion à "savoir" uniquement ce qu'ils veulent croire et à en être sûr. Bah, non, au final, ça ne me dérange presque pas de devoir expliquer 10 fois de suite la même chôse.

Ils ont tous les droits, ils le croient vraiment.
Ils ont le droit d'avoir lu quelquechose de différent que ce qui est marqué jaune sur blanc sur la page internet et de te l'affirmer.
Ils ont le droit de voir des offres promotionnelles partout.
Ils ont le droit de considérer que tout doit être fait tout de suite, pour qu'ils aient leur putain de chose qu'ils veulent, maintenant. Même si, je suis pas Merlin l'enchanteur. Je vais pas te sortir un lapin (ou une intégrale Maria Calas) du cul.

Enfin, ils croient. C'est là qu'ils échouent.

Mais la vie, c'est pas un film mal joué d'Harry Potter.

Je préfère même pas y penser, à celui-ci.

Mais bon, ça ne me surprend ni ne me choque. Me consterne un peu, oui. Presque autant qu'un mec qui s'inventerait une amie Patricia pour faire un sale jeu de mot tout naze.

Hey, pour pas que tu crois que je me ramollis -Non, je ne ferais pas de blague sur mon amie imaginaire, Molly- je vais te le dire en vrai.

A toi et aux autres.


Allez vous faire tous bien enculer avec votre Rugby de mes deux.


Vous noterez la disparition d'un jeu de mot avec "Haine" dedans le titre, à partir de maintenant, j'essayerais de faire des références à des trucs rigolos.

samedi 8 septembre 2007

Metal haineux

Le metal c'est de la merde.

Je vois déjà mes proches qui s'appretent à me lancer des cailloux tels les petits palestiniens fourbes qu'ils sont. Car ouais, ça va faire quelques mois, que je, incorruptible "classic rock", me perd dans cet univers fait de gros crades avec des longs cheveux et des goatees.

Et ça me fait chier. Royalement.

Ce genre ne me plait pas. Pas ses codes. La guitare crasseuse, le gars qui crie (ou grawl ou whateverthefuckyouwannacallit), cette impression de bourrinitude permanente. Les noms de sous-genre tous nazes "deathmetal", "hardcore"... (What the fuck ?), les noms de groupes nanards (Pig Destroyer, Swallow the sun, Darkane), les looks caca (rien que les cheveux longs), le signe des cornes aux concerts...

Bref, le tout respire l'adolescent plus mal dans sa peau qu'un scarifié.

Et pourtant, je n'arrive pas à me désobseder de Meshuggah, Dillinger Escape Plan ou Isis.

J'ai toujours reconnu la qualité technique dans la composition ou le jeu. Mais tous ces codes rendent le passage difficile. Il y'a 8mois, je ne supportais vraiment pas le truc en peinture, et puis à force, en écoutant pas mal de Progressive Rock à tendances métalleuses (Porcupine Tree en tête, mais aussi Dredg ou Oceansize) j'ai commencé à dériver... Est venu Tool, puis Isis, puis après le bordel. Oh, j'écoute encore des artistes de vieux rock (rien que ce matin, les beatles et leur Magical Mistery Tour m'ont réveillé) et j'ai des résistances encore fortes envers certains groupes ou genres. Mais, je suis obligé de reconnaitre l'intérêt musical poussé et la classe de la composition de ces groupes. Et le fait que ça marche à fond sur moi, ok.

En fait, au premier abord, l'impression de violence est trop forte pour quelqu'un d'habitué à quelquechose de relativement peace dans la forme. Dynamique oui, mais très rarement "violent". Et un défaut fut, pour me faire découvrir le style, de commencer par des trucs souvent brutaux.

On s'habitue à ces petits riffs bourrins (mais néanmoins plus subtils qu'ils n'y paraissent) et on y prend goût. Et au final, la chôse ne dérange plus à l'écoute.

Mais quand j'y repense, si. Un peu comme le hip-hop.
Dire "yo hin, ouais" au début d'une chanson, c'est naze et pourtant ça passe chez moi.

C'etait plus pour les autres qui ricanent de moi là, je les vois d'ici. "Hihi, avant tu disais que c'etait de la merde, mais maintenant tu en écoutes".

Je réitère, les codes du truc m'énervent, respirent le bourrin idiot et l'ado de base. Globalement, c'est de la merde.

Mais j'accroche. Aussi bien le gars primaire en moi qui gueule en arrivant dans sa rue parcequ'il est content d'être en week-end que celui qui se tripote la moustache en ayant l'air intelligent.


God, I hate you guys.

samedi 11 août 2007

Appellation d'origine controlhaine

Ok, arrêtons avec la langue de bois.

Quand on veut désigner quelqu'un dont on (ou notre interlocuteur) ne connait pas le nom on est un peu obligé de le décrire. "Mais si tu sais, lui qui..."

Le problème, c'est que les traits les plus évidents sont souvent mal vus et ont un lourd passif.

"Tiens tu sais le noir..."
"Aaaaah, la grosse là ?"
"Tu vois le mec qui a des dreadlocks ?"

Réaction probable: "haaaaan mais tu peux pas dire ça, t'es méchant".

Ben quoi ? C'est pas de ma faute s'il a des dreadlocks, il a des cheveux moches s'il veut.

Fuck.
It.

Ce sont des traits morphologiques qui sont évidents et sautent aux yeux. Ce sont même les premiers qui viennent à l'esprit quand on se représente la personne. Quand quelqu'un s'asseoit autour de sa chaise, il est gros, je suis désolé. Quand un mec a la peau très mate, il est noir. C'est le premier truc que tu remarques. Le mieux c'est les combos, exemple; "la grosse noire".

C'est vrai que ces personnes souffrent ( ou souffraient) probablement de leurs caractéristiques physiques d'une manière ou une autre à cause des moqueries et des standards de la société. Surtout le gars avec des dreadlocks. il est également véridique que certains mots ont un lourd passif. Mais hé, on va pas prétendre de pas voir le quidam tel qu'il est. Faut arrêter de se voiler la face, on a tous des trucs pas conformes au standard du blanc sculpté correctement et bien habillé. Et c'est justement ce qui nous différencie les uns des autres.
Ainsi, je ne me offusquerai pas si on me désigne comme "l'arabe maigrichon qui ressemble à Saïd Taghmaoui". Oui, "arabe", le terme me dérange pas.

Arrêtez de nous faire croire qu'on ne voit pas la "couleur", hey, ho, hein. Ca va 5 minutes, malgré mon métissage, le fait que je viens d'un pays du sud se remarque à mon teint de peau et quelques traits morphologiques. Et je m'en fous, de toute façon, je ne ressent aucune honte ou fierté de cela. Non, Yannick Noah, le métissage c'est pas super cool, on s'en bat les couilles. T'es peut-être fort en tennis, mais putain, arrête la chanson et l'écriture de textes.
Et ouais, si un jour je dois parler de mon ami Faya à quelqu'un qui ne le connait que de visu, je commencerais par "tu sais le noir qui...". Et lui même ne le prendra pas mal.
De toute façon, même si c'est le cas, il ferme sa gueule, il sait que j'ai raison.

En fait, ne pas voir la couleur, je trouve ça encore pire, c'est une hypocrisie assez balaise pour se sentir bien-pensant et propre sur soi. A tort. Dans une société aussi segmentée et ghettohisée que la notre, tu ne peux pas me dire qu'on est pareils. Qu'on ai les mêmes droits ok, c'est logique et ce serait bien que ça se fasse, mais on est différents.

Point.

Comme pour moi, je ne vais pas prétendre que l'individu dont je parle est autre chose que ce qu'il est. Par exemple, Je ne suis pas gros, roux, un femme, asiatique ou même doté d'un bite standard.
C'est comme ça, l'autre jour j'ai cassé un noix de coco avec. En un coup. Je suis trop balaise.

Donc pour désigner le type là bas, tu diras "le noir qui", y'a pas de honte, c'est normal.
Ca fait pas de toi un méchant raciste. C'est pas possible, tu portes des dreadlocks pour sortir des conneries pareilles ?

Et dire que quelqu'un est gros, c'est pas "méchant". Non, c'est la vérité.
Bien sûr, cette notion est relative et vu mon aspect rachitique (mais sexy), l'adjectif me viendra facilement à la bouche. Enfin, quand je vois Berenice... Je tenais à préciser que je n'ai pas d'exemple en tête, si tu t'appelles Berenice et que tu lis ces pages, ne le prend pas pour toi. En même temps, tu fais chier, j'essaye de prendre un prénom peu courant, et toi, tu gâches tout. Donc, quand je vois Berenice, ce n'est pas son haut noir ou son jean qui me vient en tête, mais sa corpulence. Donc, "la grosse". Point. Le jour ou elle viendra habillée en clown bulgare, ça me sautera moins aux yeux. Ce sera "la grosse clown bulgare".


Va falloir arrêter avec le politiquement correct tout naze. C'est comme cette histoire d'afro-américain (ou africain-américain, je sais jamais faire la différence) aux USA.

Je me rends compte que si je devais parler de tout ce qui m'énerve dans la catégorie hypocrisie à la con (car il y'en a des biens et des utiles), je serais encore là demain. Le problème, c'est que je suis déja demain, alors tant pis. Ou pour finir presque comme j'ai commencé... Fuck it.


Le premier qui n'est pas d'accord porte des dreadlocks.

vendredi 3 août 2007

Haine for Nothing (and chicks for free)

Juste pour dire qu'un autre blog de nous viens de s'être fait. En collaboration avec le magnifique Hororo.


A l'adresse http://cacaincorporated.blogspot.com/


Rien de bien special, un blog d'écriture à 3, autour d'un thème commun mais différent à chaque fois.

Balbutiements, maladresses de style, expérimentations ratées, tout est là-dedans.


So... Let's fuckin write, you son of a bitch...

lundi 30 juillet 2007

Don't try suicide, nobody's worth it.

(Je sais, y'a pas haine dans le titre, mais y'a dans les propos, alors lachez les chaussettes, 'nifleur de glands, c'est mon blog, je fais ce que je veux, et c'est une référence à Queen en plus)

Y'a
quand même des trucs, des fois, dans la vie, qui pètent les couilles.

Mais bien, hein, pas genre le coup contre un coin de porte ou le train qui taille, non, là c'est du pétage de couille en rondeur, elles sont dans le piano pendant qu'on te martèle Ride Of The Walkyrie. (Gouter)

Du coup, t'es mal. Vraiment mal, tu cherches de l'aide, une main tendue, un secours quelconque.

Tu t'aimes plus, t'as honte de sortir, plus faim plus soif, tu, donc, déprimes !

Bravo robert.

Beaucoup de personnes sont réellement dépressives, cliniquement, et nécessite une assistance médicale ; médicamenteuse et psychologique quoi. Le problème les a tellement attends qui faut aider, mais on s'étalera pas la dessus.

Et d'autres, nous font le remake du malade imaginaire.

Pas bien dans leur peau ? Sur.
Mal aimé, pas écouté? Check.
Vraiment dépressif ? Nan, juste ado.

Ces petits blaireaux aiment répandre leur malheur, ouin ouin personne m'aime, si personne vient m'aimer, je vais me suicider. On a eu le cas, personnellement dans notre vraie vie à nous, d'une personne qui a joué sur notre pitié et notre gentillesse pour s'approprier notre attention.

Il demandait de l'aide, et quand on l'aidait, il en voulait pas. Donc du coup, on hésite entre le laisser seul, ou lui botter le cul. Cet exemple montre donc que des gens abusent de la gentillesse des autres en se faisant plaindre, ils recherchent la pitié.

Mais ce que je me disais du coup, c'est que rechercher la pitié, c'est pas glorieux. Tu demandes de l'irrespect, c'est quand même balèze, un peu comme le bouffon du roi, ou les animateurs télés.

Si un psy passait par là, il blâmerait ma moquerie et dirait qu'en fait, ce sont des jeunes en manque de repère.

Alors je veux bien, mais je pose une question :

A partir de quel moment on différencie le jeune sans repère du pauvre connard ?

Moi je fais simple, quand il a dépassé 17 ans, c'est plus un putain de jeune sans repère, juste un putain de jeune qui se complaît dans son rôle de victime.

Qui aime se faire plaindre, chouchouter, parents pas câlins, hein ? Dommage pour toi Chimpfucker, t'es sur Internet, ici ça tape dur, on a pas la barrière de bienséance qu'on se matérialise dans la vraie vie.
Un forum ou un chat, c'est coriace, les débats deviennent vite des joutes verbales pleines de fourberies, de provoc, d'attaques. Faut pas se laisser faire, y'aller d'son laïus, être sans pitié.

Alors du coup, le petit bonhomme sans grande argumentation, qui aime "Comme ça, chais pas j'aime bien", qu'a pas d'avis particulier, sur rien, même pas sa mère, il est délaissé.

Il cherche la reconnaissance dans la pitié, se cherche des gentils pour son numéro de pleureur, un public pour sa scène du suicide manqué. Car, un suicidé, ça a une super étiquette.

C'est marrant ce changement d'épaule, avant on foutait les suicidés loin de l'église, et maintenant, la plupart des gens donnent aux suicidés l'étiquette "Courageux",
genre : "waaah, il a osé sauté d'un balcon, quel homme ! "

Non, quel con.

Et quel peureux.

Parce que finalement, quand tu te suicides, c'est que tu as peur d'affronter la vie, la life bro, tu as peur du futur, du lendemain.

T'as peur donc.

En général, quand on a peur, on est rassuré par Maman, figure éternelle.

Bon, j'avoue, t'as plus de maman, c'est plus dur. Dans ce cas là, je préconise les amis, ça marche au poil. Un vrai pote, un putain de bon copain, ça te suivra jusqu'en enfer, alors tes problèmes, le copain il plonge dedans, viens-y nager avec moi, je te guide.

Ah t'as pas de potes non plus ?
Hum..faudrait voir à ce que tu t'poses des questions, parce que sans famille, sans potes, ça cherche à te fuir dis donc, tu refoules sévère pour éloigner à ce point là.

Ou alors...ou alors....tu es peut-être un poil peureux ? Timide au moins ? allez connard, négocie moi ce timide, ça arrive aux meilleurs !

Bon, on a vu ça déjà, t'es timide, pas bien ta peau, et peu sur de toi.

Ok.

Mais est ce que ça te donne le droit de te suicider ? T'es sur d'être vraiment seul ?

Je citerais comme exemple un tome de Preacher, magnifique comics par Garth Ennis qu'il faut lire et acheter, où l'on découvrait la genèse du personnage Arseface.

Ce con là, mal aimé par sa famille, et martyrisé par sa classe, est un fan de Cobain avec son super Buddy, Craig.

Et ces personnages donc, se suicident peu après l'annonce de la mort du kukurt, parce qu'il les a "abandonné" et parce que "personne ne les aime". Du coup, shotgun in the mouth, pan pan.

Arseface survit, mais défiguré. Il dit qu'il a fait ça parce que personne n'en avait rien a branlé d'eux.

Ce a quoi on lui réponds :

"You didn’t care either"

Traduction, "mais tu t'en foutais aussi"

Ben oui, arrête de te regarder le nombril 5min, t'es pas le seul à avoir des malheurs.

Cette attitude, pourtant très adolescente au départ, se retrouve encore après.

Certaines personnes ne faisant jamais attention aux autres, ils se retrouvent bien tout seul comme des cons, une fois le problème en pleine tronche.

Du coup, étant seuls, ils ont l'impression d'être abandonnés, alors qu'ils ont eux-même abandonnés les autres, étant trop occupés à se rouler dans leur malheur.

Je prends un exemple tout con.

J'ai eu des moments pas cool, des problèmes, des erreurs, et à certains moments, je me sentais vraiment mal. Et je me disais, vache, c'est dur.

Et puis :

Quelqu'un que je connais, a perdu son fils en voyage. Le gamin a été bouffé par une bestiole.

C'est tendu quand même, tu t'en remets pas facile, tu pleures ta chair perdue, tout ça.

Et ben le mec, il a réussi à conserver sa femme, et a faire un autre gamin.
C'est pas du mal espoir optimiste qui tache ça, hein ?

Le bonhomme est tellement optimiste qu'il remet le couvert, pariant sur l'avenir plutôt que de s'enfiler son désespoir.

Du coup, tu te prends une belle claque solide, un aller retour venteux, qui te dis "Hey mec, y'a des gens plus malheureux que toi qui s'en sortent"

Et là, t'as plus d'excuse.

eh.

dimanche 22 juillet 2007

Haine instantanée

Aidez un dépressif.

Suicidez-le.

dimanche 8 juillet 2007

IMHO (In My Heinous Opinion)

Allez, je suis remonté aujourd'hui, comme une planche de bois.

Hm ? Ca se remonte pas une...

Et si je te la remonte dans la gueule, ça te va ?



Ou en étions nous ? Nulle part, je me perds tellement dans mes interludes dignes d'Elie Semoun que j'en oublie de commencer à écrire sur le sujet du jour. Ou du mois surement, vu comment on est prolifique ces derniers temps. Ca pourrait être pire, on aurait pu être "pro-life" tout court.

Hey! Je viens à peine de râler que j'ai trouvé un potentiel prochain sujet de dégueuli verbal. Mais Bill Hicks l'a déjà fait mieux que je ne le ferais jamais.

Donc aujourd'hui, ce sera les IMHO, les AMHA et si j'ai le courage, les "chacun ses gouts".

Si vous avez fréquenté un forum ces dernieres années, vous avez forcément étés confronté à des In My Humble Opinion ou A Mon Humble Avis pour les francophones. Ou sous d'autre formes. Voir encore pire, dans la vraie vie.

Bref, à des gens qui prennent leurs précautions avant de formuler un avis, quelque soit le sujet.

Et je pourrais râler tout de suite. Sans préambule. Je suis un guedin. Mais c'est trop tard pour ça. Alors, plutôt que de pester directement sur l'effet, l'AMHA, je vais d'abord parler de la cause, le CTA.



Vous connaissez la CTU...
Le CTA, quoiquest-ce ? Vu qu'on parle d'acronymes de merde depuis quelques paragraphes, je me suis dit que je pourrais inventer le mien.

CTA: C'est Ton Avis. J'aurai pu dire Comme Ton Anus, mais on aurait pas avancé et depuis tout à l'heure je stagne. J'ai même pas dit "putain" ni insulté quelqu'un, c'est dire.

C'est ton avis est l'arme ultime de ceux qui ne supportent pas que l'on critique de manière virulente et sans gène, franchement, une chose qu'ils apprécient. Ceux-ci sont les Sinister Six de mon Spidey.

Exemple:
-Le Seigneur des Anneaux, c'est vraiment de la merde
-Héééé, mais c'est ton avis, ça !

Bien sûr que c'est mon avis, connard. Je vais pas prendre celui de mon voisin Roger. Voilà, on ne peut rien dire sans le faire précéder d'un c'est mon avis, parceque sinon, c'est très grave, tu assènes une vérité, tu peux bruler en enfer et tout.

Bon, en fait, le problème, c'est que quand tu critiques quelquechose que quelqu'un aime, tu le touches, lui. Même si ce n'est pas ton intention. Quoique ce soit. Alors bien sûr, il y a des échelles, on ne blesse pas pareil quand on dénigre l'album préféré que la maman. L'album préféré entrainera juste un énervement et un "ouais, mais c'est mes gouts" ou peut-être, si on a de la chance "Ouais, d'abord t'y connais rien", signe de rébellion extrême. Alors que la copine ou la maman, c'est la baston assurée. Ou à peu près.
Donc oui, on est insultés quand on critique nos gouts, c'est normal, c'est une partie de notre identité, de notre personnalité qui se voit dénigrée devant nos yeux.
L'autre chose qui dérange, comme suscité, et le fait que l'avis est asséné comme une vérité. Sans préambule, rien. Même pas un caillou. Attends man, tu dois prendre ses précautions, avant de dire un truc. Tu pourrais heurter la sensibilité de quelqu'un. De préférence quelqu'un d'idiot.

Mais surtout c'est l'esquive. Je parle de ça et j'arrête avec le CTA, promis. L'esquive pour ne pas argumenter, ne pas se défendre de ses propres gouts ou opinions. CTA règle le problème. "C'est ton avis", soit "c'est tes gouts" soit "nan mais on est pas d'accord, alors on en parle pas". Pourtant, j'ai jamais autant appris qu'au contacts des gens qui avaient un avis divergent du mien. Enfin, rester dans l'ignorance, le déni, la médiocrité, c'est tellement mieux.



Zéro traca, zéro blabla, AMHA

Alors pour ne plus avoir à répéter "CTA", les noirs de mes rednecks ont créé l'AMHA.

Qui est donc, le préambule important pour donner un avis. Surtout négatif.
On dira maintenant.

-A mon humble avis, le seigneur des anneaux, c'est pas bien.
-Oh, pourtant, d'après moi, c'est vachement classe.

Voilà, on aseptise, pour ne pas choquer. Et forcément, nos propos ont moins de force, comme un petit cri timide. Ca évite de devoir argumenter aussi. C'est très pratique AMHA. L'arme de la secte là, de la médiocrité. Les mêmes qui ont créé "filles tv", "Superboy Prime" ou "charlie et lulu" je suppose.

Blah, AMHA, c'est un peu tout ce qui m'exaspère sur un forum parlant (en gros) d'art, quelque soit la forme. Ce bouclier ultime derrière lequel on se cache quand on a honte de ses opinions. Quand celles-ci se font démonter méthodiquement ou pas. Tristesse, lacheté, nazitude (Nazi ?).

Caca.

En parlant de ça... je reviens.



Aaaah, je disais ? Je vous aime.
Non, vous me cassez les couilles.

Alors pour vous, on devrait prendre des pincettes à la moindre critique, modérer nos propos quand bien même ils ne reflèteraient alors que trop peu notre pensée (alors qu'on est là pour parler). Tout ça parceque ? Vous ne pouvez encaisser ?

Alors voilà, mec, mode d'emploi.
1) Endurcir l'égo, accepter que tes gouts ne soient pas les meilleurs, que tu ne l'es pas non plus. Apprends à encaisser une critique, aussi violente qu'elle soit.
2) Apprends à argumenter, tu as des avis, des opinions, ça doit pas être dur d'apprendre à les justifier. Même moi, j'y arrive. Avec plus ou moins de bonheur. Mais hé, on tombe tous, un jour sur plus balaise que soi, non ?

Donc voilà, je continuerai à m'exprimer, parfois pas gentiment, mais toujours avec un certain respect, souvent en expliquant mes posts si le besoin se fait sentir (non, Ocarina of Time n'est pas le meilleur jeu de tous les temps, oula) mais jamais en parlant à base de "personnellement" sauf quand il est question d'une expérience personnelle. Et je suis pas le seul.

Oui, je suis de ceux qui "ont constamment besoin de critiquer ou juger" et je t'emmerde. A quoi bon parler de tes gouts sinon ? Pour dire "hihi, c'est rigolo t'aimes la même chose que moi". Classe.

Bon, il parait qu'il faut que j'aille enfiler ma zoulie veste qui s'attache dans le dos, sinon j'aurai pu dire des mots comme "Tocards" ou "bande de merdes", tout ça.

See you next time.

samedi 23 juin 2007

This is a Public Service Hainoucement

Aujourd'hui, en lisant le blog Une Vie Simple (et vas-y que je te fais de la pub), et m'apercevant qu'il y avait facilement un dessin/message tous les deux jours, ça m'a rappellé que j'ai pas touché à celui-ci depuis longtemps.

Pas que j'ai pas de raisons de m'énerver puérilement comme d'habitude. Non. Que ce soit ces nouveaux messages "manger-bouger" en dessous des pubs pour de la nourriture ou les sachets de jambon où y'a marqué "ouverture facile" dessus et qu'en fait tu dois quand même sortir ton couteau si tu veux te faire un sandwich correct. Ouais, je mange beaucoup en ce moment.

Les gens proches de moi, à la lecture de ça, doivent se dire "AHAH ! Je sais pourquoi tu ne t'énerves pas autant qu'avant". Ils se trompent, ça fait maintenant 3 mois que j'ai pas écris quoi que ce soit ici, enfin, rien de publié.

Oh et puis merde, j'en ai marre de ces petits avertissements que l'on voit sur chaque pub pour un produit comestible. Vraiment.

Caca, pas glop, bullshit, et tout et tout.

Avant, il y avait "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération" (même sur les pubs de Kro sans alcool) et le classique "fumer tue" ainsi que ses nombreuses déclinaisons. Et maintenant, ça. Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé, etc.

Comme si nous étions des idiots, tous. Qu'on ne savait pas se modérer ou que les diverses campagnes contre l'alcool, le tabac, le sexe ne nous étaient jamais parvenues.

Si je veux mourir d'un cancer du Sida et d'une cirrhose du foi à 40ans tout en souffrant d'obésité, c'est mon problème. Alors bien sûr, je veux bien croire que tous ces messages obligatoires ont été établis par des lobbies croyant rendre service à la société en éradiquant les obèses et les cancéreux. Mais ils ont tout faux.

Tout d'abord, ils entretiennent le besoin des gens à être assistés. Qu'on leur dise que attention, l'alcool et le tabac s'pas bien et que les pop-corn à minuit devant ta télé, non plus. C'est vrai, y'a pas eu assez de docu sur tous ces sujets. Les gens sont cons et se foutent des conséquences de leurs actes ? Laissez-les faire. Ca s'appelle la sélection naturelle.
Mais non, il faut remettre dans le droit chemin les brebis égarées en essayant de les éduquer. Ce qui est idiot, un message de 5 cm de haut ne vaut pas grand chose sur une affiche de 3 mètres. Au final, tu retiendras que la Heineken ça gère et ce Week-end, toi et tes potes vous en finirez 3 packs sans vous soucier de l'influence néfaste de la chôse sur votre foie.

Donc, oui, personne ne veut avoir le dass (t'as vu), claquer à 40 piges ou ressembler à Raymond Devos, mais là, à 20ans ou même toujours à 40 ou 60, on veut pas y penser. Alors, j'aimerai qu'on arrête de nous rappeler la marche à suivre à chaque fois qu'une pub dans la rue nous vante quelquechose de possiblement nocif à long terme.

Pris au sérieux, ça finit par enlever tout plaisir de la consommation (alors que dans notre société, nous vivons pour ça).
Ah, ce soir, on boit pas trop, les gars, une bière chacun, et j'ai eu des cigarettes en chocolat gratos avec mes chips sans sel. Cool, hein ?

On diabolise tout ce qui sort du repas de famille avec un verre de vin. Tu ne boiras pas, fumeras pas, baisera pas, mangera pas. Ou alors, juste un peu. On te te force à éprouver une certaine culpabilité quand tu allumes une clope ou que tu te fais un sandwich rilletes-cornichons à 3H du mat' car tu peux pas dormir. Quel non-fumeur n'a jamais fait la gueguerre (même pour rire) à ses potes qui avaient besoin de s'en griller une ? "Pour son bien". Quoique, l'addiction est un autre débat.

Et finalement ? J'ai pas l'impression que ça sert à grand chose, je vois toujours autant de gens autour de moi, qui boivent, fument, baisent et ripaillent comme des porcs toute la semaine. Moi le premier. Bien sûr, je sais me limiter et prendre mes précautions, c'est pas bien dur, pas la peine de me le rabâcher toute la journée. Un peu de jugeote suffit.

Voilà, la seule utilité de tout ça, c'est de me laisser m'énerver tout seul dans mon coin, parceque j'ai pas l'impression que ça limite l'alcoolisme ou que les gens y font vraiment attention. Laissons les pubs être des pubs, aussi irritantes qu'elles soient (bien que parfois ingénieuses) en tant que telles et vendre ce qu'elles veulent.

J'ai écris tout ça sur un coup de tête, ça manque diablement de structure. Et d'humour. Au diable. Ca satisfera peut-être les quelques uns qui nous demandent de temps en temps pourquoi y'a pas de MAJ ici bas.

En attendant, un article plus réfléchi et maitrisé...

Pendant ce temps, je me demande ce que seraient mes épisodes des Sopranos sans ma bière et mes chips au barbecue.


PS: Pierro, si tu pouvais bouger ton petit cul de rouquin et taper un truc un de ces quatre, j'apprécierais.

samedi 3 mars 2007

Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de la haine...

J'avoue, je pourrais vous parlez des cons qui ont un répondeur Naheulbeuk.

Je pourrais. Mais ça me ferait un message de dix lignes, trop simple et pas assez jouissif.
Oui parce que me moquer des religions, c'est facile, mais en contrepartie, c'est rigolo et ça fait du bien.

Quoiqu'il en soit, pas de haine dans ce message. Je fais une pause. Pas que ça me fatigue d'être toujours aigri (FAUX !) et énervé contre 92 personnes à la fois, mais quelque chose m'a touché ces derniers jours. Je vais parler de moi un peu plus personnellement que par anecdote cette fois. Donc si vous ne voulez pas lire ce qui se rapprochera sûrement, sur cette page, le plus d'un blog "kikoolol" de base, le langage SMS, en moins, je vous invite à passer votre chemin.

L'image se brouille, fondu au blanc, puis une autre image se dévoile peu à peu. Et oui, mes amis, vous l'aurez deviné, ceci est un flashback. Que voulez vous, je suis né dans les années 80, on ne renie pas son passé.

Jeudi dernier, mon camarade de haine et moi déambulions près de Jussieu, à Paris, histoire de voir ce qui se faisait en termes de prix sur les jeux vidéos du coin et si possible, d'acheter. Nous fîmes chou blanc. Alors pourquoi j'en parle ? Héhé, c'est qu'assis par terre, devant les distributeurs de la poste, se tient, un jeune punk. En train de faire la manche ? probable, je n'ai pas exactement prêté attention. Manteau de cuir nanard avec des clous, etc. La panoplie complète, 9,99 chez Losers & Co.

Alors que je passe devant lui, 2 mots sont échangés entre nous. "Salut" fis-je machinalement, "Salut" me répond-t-il.

Ce sera tout. Je continue ma route, mon fidèle camarade Pierro à mes cotés.

En fait, ce gars, je le connais. J'ai été à l'école primaire et au collège avec lui.

Florian.

Ca a toujours été un garçon étrange. Enfin, étrange, pourr les standards de la société, hein, je suis moi-même "zarbi", parait-il. Etrange en quoi ? Hmm, toujours avec des idées loufoques, timide et véritablement pas doué avec les gens. Je me rappelle qu'il ramassait ses stylos tombés par terre avec ses ciseaux quand on était en CM1. Rien de bien, grave, mais quand on a 9 ou 10ans, un tel comportement fait rire et dérange peut-être aussi un peu. Enfin, il est resté un peu en marge. Pourquoi exactement ? je saurais pas trop vous dire. Quelques folies en trop et le manque de communication avec les autres. Les enfants sont pas tendres avec les autres à cet age là. Cette dernière phrase est d'un cliché tonitruant, mais avouez que l'on met les autres au banc du groupe très facilement.

Fast Forward. La 3eme. Rien n'a vraiment changé. Je le retrouve, toujours en marge. Je l'étais aussi à cet age là, sauf qu'on ne m'emmerdait pas (plus) pour ça, de plus c'était un choix à demi conscient.
Lui, par contre était choisi par les 2-3 durs de la classe afin d'être leur "faux pote" et surtout souffre-douleur pour un oui, pour un non, à chaque blague pas drôle ou d'un mauvais goût trop prononcé qu'il faisait. Pas méchant comme garçon, juste un peu à l'ouest, avec des vêtements crades, mais apparemment "normal" vu de l'extérieur. Et dans ses bons jours, il parvenait à me faire rire. Quand on lui demandait si les grands idiots l'emmerdaient, il répondait que c'était pas grave. Ca ne m'arrêta pas d'en venir au mains, une ou deux fois, pour le défendre d'une série de taquets devenant trop agressifs, mais en fin de compte, je ne pouvais être un rempart perpétuel et j'avais mes propres problèmes.
I ain't your white knight in satin armor (celui ou celle qui trouve la référence gagne un de mes sous-vêtements, dédicacé).

Un ou deux ans après: le lycée, j'ai finalement embrassé la doctrine du mépris. Je le croise, de temps en temps, pendant mes excursions dans ma ville de banlieue, complètement métamorphosé en punk. La crête décolorée, bleue et jaune, le manteau clouté et toujours la biere à la main, quelque soit l'heure. Je le vois pas au lycée mais après tout, il fait peut-être autre chose. Ca ne m'empêchait pas de lui dire bonjour et lui serrer la main, l'individu m'inspirant plus la pitié et la sympathie que le dégoût ou le mépris. Si je m'en étais pas déjà rendu compte au collège, il était clair que le gars avait au moins un assez grave problème de bien-être.
Petit à petit, je limitais mes escapades dans la ville au simple trajet "maison-gare", afin d'aller au pays de la joie et du bonheur pour qui a encore ses deux yeux et un peu d'argent, j'ai nommé Paris. Donc je le voyais moins. Ou alors ?

Ou alors quoi ? Parce que je raconte sa vie par mes yeux depuis tout à l'heure, peut-être même en me branlant un peu sur mon coté "gentil", mais je vais où, dans ce texte ?

Ca me fout un coup de blues, tout simplement. Oh, rien de bien grave, ça m'a juste fait penser.
Par où est passé ce gars, marginal, oui, pas forcément bon en cours, ok, mais pas prédestiné à ça, pour en venir à faire la manche dans les rues de la capitale (enfin, déjà il est à Paris, il a eu droit à une promotion sociale) ? Après tout, moins solide, des parents moins attentionnés et j'aurai pu être à sa place. J'étais allé une fois chez lui, mater des épisodes de South Park en mangeant des trucs gras, et ouais, vu là où il habite, ses parents ont de l'argent, apparemment au prix de pas être souvent à la maison, d'après mes souvenirs.

Est-ce que ça s'est mal passé avec eux depuis que je l'ai perdu de vue et qu'il est à la rue ? Ou alors, c'est une façon de gagner des thunes (vu qu'il a toujours été le gars incapable de faire du mal à une mouche, je le vois mal tomber dans la délinquance). Je ne sais pas trop.

Un truc marquant: quand j'en ai parlé brièvement à Pierro, il m'a dit "c'est marrant, il fait beaucoup plus âgé que toi" (malgré les boutons d'acné encore visibles aurais-je pu ajouter). Alors qu'on à le même age.

Vraiment, comment en est-il venu à être ce qu'il est maintenant, quoi qu'il soit, alors qu'hier il était assis à coté de moi, à essayer de comprendre pourquoi nous devions absolument trouver cet abruti de X, alors que rien ne le prédisposait à forcément ruiner sa vie ?

Si je le revois, je lui demanderai peut-être.

mercredi 14 février 2007

Jesus Haine Christ !

Ouais, je suis sans pitié, j'ai envie de m'attaquer à la religion. Ca trottait dans ma tête depuis quelques temps et finalement, un truc m'a touché, ces derniers jours.
La bêtise.
Tchac, en plein coeur. C'est traître et fourbe la bêtise. Je la suspecterais même d'être une ninja sur les bords. Mais passons, ça m'a décidé à écrire ce qui suit.


Tartagueule à la récrée
Voyez vous, je suis surveillant des cantines dans des écoles maternelles et primaires. C'est mon petit job pour me payer mes comics et mes CDs entre deux cours. L'autre jour je me trouvais à scruter la cour de récréation d'une école primaire située dans un quartier rempli de HLM, alerte, à la recherche d'un petit qui en frapperait un autre. Rien. Je suis déçu, les quartiers populaires ne sont pas à la hauteur de leur réputation, j'espérais au moins me prendre un coup de cutter par un CP, un truc du genre. C'est à croire que les médias exagèrent tout. Alors finalement, je discute avec les enfants, un petits groupes de fillettes se retrouve à coté de moi, me posant une multitude de questions comme savent si bien le faire les bambins de 7-8ans. Vient finalement, la question de la religion.
"-Et t'es musulman ?
-Non.
-T'es chrétien ?
-Non.
-T'es juif ?
-T'es gentille, gamine, tu m'insultes pas.
-T'es quoi alors ?
-Eh bien, je suis athée.
-C'est quoi ?
-Ca veut dire que je ne crois pas en dieu
- (toutes en coeur) QUOOOOOOOI, TU CROIS PAS EN DIEU ?"

Bah non, c'est fou hein ? Trop fou pour elles en tout cas . Qu'à 8ans, la pensée d'un homme ne croyant pas en dieu, dans notre société, dans la ville où je suis (en banlieue parisienne) paraisse impossible, ça me tue. A leur âge, je croyais déjà pas en lui, mais je savais que certains oui, et ça me paraissait normal. Ca doit tenir à leur quartier, à cette age presque leur unique environnement, composé à 90% de musulmans et chrétiens. N'empêche que ça m'a fait bizarre. J'attends décidément trop du genre humain.

Et alors vient une tentative des enfants de me démontrer que, oui, dieu existe, que je ne suis qu'un sale mécréant qui doit se repentir et voir la lumière. Un jour pluvieux en plus, ils ont de l'espoir. C'était rigolo au début, et très vite on arrive à la création du genre humain, de la terre et de la vie. Avec cette question fatidique, "et d'où ils viennent les humains", donc on remonte le temps loin dans l'évolution, de manière sommaire, jusqu'au big bang et tout. Big Bang qui aurait créé l'univers etc et serait né de rien. Je sais, c'est pas exactement ça, mais je fais des études de sciences humaines, moi, et de toute façon, je parlais à des gosses de 8 ans, je le rappelle. Justement, quand je parle du big bang, elles jubilent "ah mais tu vois, c'est dieu qui l'a créé"... Huhu, et dieu qui l'a créé ? "Bah, il existe depuis toujours." Mais le Big Bang par contre, c'est pas possible ? C'est quoi la différence, ici ? "MAIS DIEU IL EXISTE". La discussion était fatalement bloquée. Les gosses préférant croire leurs parents plutôt que des faits scientifiques. Mais c'est normal, à cet age là, les parents, ils ont toujours raison. 6ans âpres, ce sont des sales cons.


Dieu et un Big Mac
Tout ce petit énervement aurait pu en rester là, si le lendemain je n'étais pas allé déjeuner avec deux amies, juives, croyantes et grosso modo pratiquantes. Deux filles très gentilles avec qui j'aime passer un bout de temps à la fac. Pour une fois que je trouve des gens qui ne me consternent pas au bout de 5 minutes de discussion...
Vient, je ne me rappelle plus comment, à un moment la question de la religion. Et de fil en aiguille, nous nous retrouvons à aborder le même sujet que la veille: la création, tout ça.
En voilà un bon sujet, "la création, tout ça", vous avez 2h.
On en arrive au même point que la veille. Alors que 12 ans séparent mes deux groupes d'interlocuteurs. La seule différence notable fut qu'on essaya plus de me convaincre mais d'esquiver ("bah, de toute façon chacun croit ce qu'il veut"). J'ai pas poussé le bouchon, je suis resté poli et gentil. Ce serait idiot de perdre des amies à cause de ce gros con de Moise.

J'en vois au fond qui ricanent et doutent de moi en se demandant si c'est pas un clone qui a pris part à la discussion en restant poli et tout. Je les emmerde.

Je disais ? La même argumentation, chez des filles que 12ans de vie séparent. Comme quoi, ma théorie selon laquelle la religion est une entrave à la pensée n'est pas forcément erronée.




Primairement votre
Hey, si vous vous attendez à ce que je vous dise que tous les croyant sont des cons, que les femmes voilées volontaires sont encore plus connes et que je te parlerais même pas des intégristes... vous vous gour... vous... vous... vous ? Et merde, hein, à quoi bon garder sa pitié.

Voilà, ça m'énerve, m'exaspère, me met en rogne. Me casse les couilles. Je serais pas plus clair. En 2007, de nos jours, des adultes, pas des gosses, croient encore en dieu, à la mer rouge, aux tables de la loi, à Adam et Eve, la résurrection et autres conneries. Les scientifiques ont éclairci assez de choses comme ça, nous faisons confiance bien souvent à la logique et nous sommes de plus en plus rationnels, alors pourquoi avons nous besoin de nous imposer des contraintes en plus de celles imposées par la vie en société et la loi ? Pourquoi avons nous besoin de croire en le vieux dans le ciel ?
Pour plusieurs raisons finalement.


L'éducation à coup d'endoctrinement et de peur du barbu dans son nuage:
Vu que c'est la première raison chronologiquement qui amène l'homme à croire en dieu dans sa vie. Bah ouais, comme dit plus haut, quand on est petit, les parents détiennent la vérité vraie.
Donc s'ils disent "que Dieu existe, qu'il voit tout, qu'il faut être sage, que sinon tu iras en enfer , que ceci, que cela", les enfants y croient. Quelle raison de douter, après tout. Alors ça va au catéchisme (où on t'explique que Jesus, c'était Gerard Majax, mais y'a 2000 ans et avec des pains, et que même s'il était le fils de dieu, il s'est fait avoir comme une merde), à la Synagogue (là tu apprends, que Moise, c'était un putain de sculpteur et que Dieu faisait des blagues à Abraham, qui gobait tout: "AHA, mais non pauvre con, tue pas ton fils, je disais ça pour déconner, Roger". Oui, son vrai nom, c'était Roger Abraham) ou à la mosquée (là, y'a des cours de lancer de caillou et de tournantes, ce qui confirme mon idée que la religion musulmane, malgré l'interdiction de porc et d'alcool, elle gère plus que les autres).
Finalement, toute l'enfance de ces gens fut placée sous le signe de "dieu", vérité unique.
On arrive au meilleur passage là, celui où je vous explique en quoi cette catégorie de quidams est composée d'idiots.
Enter l'adolescence (OUWA ! TA ! WATA !, vous aurez reconnu Lalo Schiffrin). Là, ça y est, tu commences à pouvoir réfléchir à te poser des questions, sur la vie, sur ton acné, sur le facteur qui vient souvent rendre visite à Maman, tout de même, etc. Donc dans l'interrogation sur la vie, y vient forcement celle de dieu. Vu que c'est lui qui la créé il parait. Et rien ne choque ? Toutes les incohérences de la bible, le concept idiot de la création, les interdictions stupides de nos jours (oui, le porc se conserve bien, on peut en manger maintenant), le fait que dans la bible ou le coran on ai pu y foutre n'importe quoi et inventer les plus grand miracles ? Et que les prophètes, ils puent des fesses un peu, n'importe quel super-héros botterait leur cul. Bah non, parce que c'est trop facile de se complaire dans son ignorance, d'écouter papa-maman, de pas renier son enfance, etc. Cette incapacité à questionner son éducation fait quand même peur, comme si, passée la petite rébellion inhérente à cette période de la vie, on allait pas plus loin, assimilant bêtement les notions inculquées par nos "renps". Le problème, c'est que ça continuera après l'adolescence du gens. Amenant probablement la naissance d'autres enfants futurs idiots.

Cette incapacité à réfléchir par soi-même m'amène à...


La recherche de l'identité propre par la culture de masse
C'est con ce que je dis, hein ? Bah, c'est pas moi qui ai commencé. Et ouais, parfois, c'est pas le pays, ou le groupe de jeune ou la classe sociale qui définit l'identité des cons, c'est aussi la religion. Parceque se définir soi, tout seul (en piochant à droite, à gauche, aussi, hein), c'est trop dur, il faut un modele, un truc, sur lequel nous cadrer. Et répondre à "qui est tu ?" (qui est-tu Ranma, qui est-tu vraiment ? personne ne le saaaaaaait) "Je suis Chrétien/juif/musulman". Comme un bon con.
J'avoue je pourrais développer, mais je prépare un petit papier sur les groupes identitaires dans mon esprit torturé et haineux. Wait an See.


United Connards of Ben Abdal
Autre chose dans le même registre, l'envie de s'intégrer à un groupe. C'est vrai, après tout, c'est dur d'avoir une personnalité, du caractère, des qualités évidentes, alors... on s'intègre et on se fait accepter parce qu'on croit en la même chose. Pas parcequ'on est un gars "comme ça" mais parcequ'on croit, aussi comme les idiots, en un type en slip, là haut. Impeccable, on se sent protégé, proche artificiellement d'autres gens. Ne jamais sous-estimer le besoin d'être aimer des humains, même pour autre chose que ce que l'on est, surtout une chose superficielle.


Une Assurance sur le futur
Nous avons tous peu de l'avenir. A un plus ou moins haut degré. C'est vrai, la seule chose qui ne nous sera jamais acquise, c'est le lendemain. On a beau huiler son plan comme on veut, il y a toujours un petit caillou, un gravillon ou du sable qui arrive dans les rouages. Un impondérable, ouais. Mais avec des petits cailloux, c'etait plus rigolo, avouez-le. Sinon je vous les jette à la gueule. Donc voilà, en souscrivant à "Dieu Assurance", vous aurez la certitude après votre mort (car la peur du lendemain, c'est aussi et surtout celle de la faucheuse) d'avoir une place au Paradis. Et soit la béatitude, soit des vierges. Perso, 50 femmes expérimentées et des bieres, je préfère. Enfin bon. Et contre ça, on doit faire quoi ? Se priver de manger certaines choses, certains jours ou tout le temps, de pas niquer à droite à gauche, de croire en des trucs idiots (Sacré Moise à jouer dans son bain), de se foutre à genoux ou en position levrette pour rendre hommage au Tout-Puissant, de donner du fric au pauvres (même les rapeurs roumains de la ligne 4 du métro, imaginez un peu), d'être gentil et tout et tout. En gros, tu passes à coté de beaucoup de plaisirs de la vie pour être sur d'être heureux après, sans questionner la logique. La société limite déjà pas assez nos choix de vie ? Et si ton contrat, il etait un peu faussé sur les bords. Genre la vie apres la mort ("la vie apres la mort", répétez vous ça... vous voyez comment ça pue encore plus qu'un pet post chili con carne dans un ascenseur comme concept ?), ce serait pas peut-être, du pipeau ? Il ne vous reste plus qu'à aller vous plaindre à TF1? ils ont une émission pour les arnaques. Ou alors c'est du pur masochisme idiot. Et en plus, pas faire de conneries, ça implique que Dieu vous surveille à chaque moment. Même fermer les chiottes à clé, ça l'empeche pas de vous mater en train de faire caca. Donc voilà, vous passez votre entière existence sous les yeux d'un type omnipotent (mais qui ne fait rien, à part se palucher en regardant les gens qui font du sexe depuis son nuage, enfin, c'est ce que je ferais), omniscient, omni soit qui mal y pense. Tout ça. Je trouve ça effrayant. Rassurant vous dites ? Ah, bon. Bon. Vous seriez pas un peu cons ? Par hasard. Je dis ça comme ça, hein.


Ô Rage, Ô Desespoir
Reste le désesespoir. Quelqu'un a un jour dit que quand on a plus une once de force en soi, quand on ne peut plus tenir debout seul, on se tourne vers Dieu ou on se fout un flingue dans la bouche. Là je comprend. Je vous assure. Vous avez tout perdu, votre femme, vos enfants, le chien et votre collection de comics. C'est terrible, je compatis. Sauf si vous êtes Luc Besson, là je vous crache dessus et je vous fout des coups de pieds dans les côtes tant que vous êtes encore à terre. Quoique, je viens de voir une affiche pour Taxi 4, je vous refout une série de coups. Connard. Bref, donc, ouais, Dieu peut rester une raison de vivre. Je peut cautionner ça.

Je me ramollis...


Mais en fait, dans toutes les catégories que j'ai cité, un thème revient. La faiblesse d'esprit.
L'incapacité à penser par soi-même, à se définir, à s'intégrer à un groupe, à accepter l'incertitude du futur, ou vivre. Tout ça alimente les religions et les sectes (même chose ?). Enfin "tout ça", je veux dire "eux". Les cons.
Reste que y'a des gens très bien que je côtoie plus ou moins régulièrement qui en font partie de ces cons. Je les aime quand même, mais intérieurement quand je pense à leur foi, je pleure des larmes de sang à l'intérieur de moi. Oui je suis un romantique.
Reste que: Dans notre pays et notre époque, la foi est une aberration.


Pfou. C'était qu'une sorte de première partie. Je parlerai après des différentes façons de vivre sa foi. On va rire. J'ai failli ici parler du besoin d'avoir un Code pour vivre sa vie, mais je suppose que ça aura plus de place dans le prochain post.


Post Hainum: Charlie Hebdo a gagné son procès (wouhou), j'ai donc le droit de publier ça. Je crois.

PH²: Tiens, c'est la Saint-Valentin aujourd'hui. Mesdames et Messieurs, les gens heureux en couples, je vous emmerde.



Comme le disait Bob Geldoff, à sa fenêtre, la main pissant le sang à cause des éclats de verres :
Next Time, Fuuuuckers !

jeudi 1 février 2007

Haine ton prochain comme toi même

Mais non je suis pas suicidaire,
et j’encourage pas non plus, remontez moi ce sourire, je veux voir des dents.

Oui, donc, ce titre, avec un jeu de mot -vous aviez vu j’espère, que je me casse pas les cheveux à trouver des titres pour peau de balle- sert à introduire notre session sur les religions.

Tadamdam

Poum.

Merci.

Mon estimé collegue est actuellement entrain de concocter un article réfléchi et posé sur le sacré, afin de bien montré qu’on est pas juste là pour la provoc, qu’on peut faire dans le calme et le délicat.

Et moi je vais prouver le contraire.

L’équilibre, y’a que ca de vrai.

Donc nous disions, mon article.

Je compte décrire dans un premier temps les incohérences, puis énumérer les faits scientifiques majeurs et établis qu'elles réfutent actuellement, le tout évidemment avec des exemples pris dans ma vraie vie à moi, sinon ce serait pas un blog.

Allez, je commence :

Etant enfant, j'étais passionné par les religions mythologiques, spécialement grecque, parcequ'elle me semblait étrangement proche, folle, libre et nettement plus divertissante.
Je prends pour exemple les folles sorties de Zeus, le joyeux luron, les jalousies d'Era, les batailles homériques (fallait la faire, désolé), les dieux si...humains.

Bah oui finalement, ces dieux étaient étrangement proches de nous, ils buvaient, se baffraient, avaient une morale vagabonde, la main légère et le glaive lourd.

Un peu comme les hommes de leur temps, nous depuis on fait des fusils en alliage léger.
Et donc, je me suis toujours demandé comment ces supers dieux, pas des petits dieux, hein, ont fait pour se faire piquer la place par la religion monothéiste, nettement moins rigolote, pleine d'interdits, et quand même remarquablement conne.

Prenons un exemple.

Toutes les religions monothéistes interdisent. Et en général ce qui est le plus marrant.
L'alcool, le sexe en dehors du mariage, le porc...Même des fois, on te demande de pas bouffer.

Pourquoi autant d'interdiction ? Les religions précédentes ne soumettaient pas autant de prohibition, et pourtant elles se sont faites bouffer. Certaines interdictions ont néanmoins des origines logiques. Le porc a été interdit parcequ'il n'était pas facilement conservable dans les pays chaud, et entrainait maladies et courantes. Et comme disait le prophète : "C'est pas cool".

Comparons cela à un produit.

J'ai un nouveau produit, tout neuf tout beau, mais pour qu'il marche il faut 2 accessoires en plus ,et les compléments intéressants sont chers.

A coté, on voit la concurrence, bien installée depuis longtemps, avec des produits de qualité, éprouvés, mais sans originalité.

Sur quoi tabler pour remporter le marché ? La nouveauté ! Bravo aux étudiants, vous avez gagné un paquet de clopes.

Oui, miser sur l'attrait de la nouveauté, créer une rumeur, un "buzz" comme on dit en com'. Ensuite marquer les esprits grâçe à quelques actions chocs, genre un spectacle avec des lions, ou une fille qui ne peut pas mourir.

Après, t'auras beau avoir des petits défauts, tu seras leader quand même. Et si t'es malin, tu prends la place du concurrent et t'attends le petit nouveau. Seulement t'as innové à mort, c'est un marché fermé, alors les autres, qu'on compris le système, copient. D'où l'apparition de concurrents qui ne sont que des variations du même thème, avec des couleurs différentes.

On a donc, cette théorie.
J'en ai une autre sinon, qui fait un peu branlette intello, mais bon.

Les hommes aiment souffrir. Ouais, comme la chanson Hurt. Ou comme quand tu reves et que tu t'imposes des limitations, sinon ton rêve est pas marrant, merde quoi si t'as tout c'est plus drôle.

Alors on se dit, "pas d'alcool, déconne pas roger, faut que je tienne la piste en ramenant bobonne, en plus j'ai le bon dieu qui m'fait de l'oeil". "Allez, je donne à ce pauvre là par terre, j'ai pas envie mais ça va me monter mon score auprès du p'tit jésus"

On se dit qu'en se limitant, en souffrant un peu, on se marrera moins dans cette vie là, mais putain qu'est ce qu'on va se croquer dans la prochaine ! Du bonheur en tablette, mon pote, garanti sur facture. L'idée est là, éloignée du sado masochisme, plus proche de l'investissement, épargner cette vie pour garantir une vie future superbe.

Le truc marrant, c'est que cette théorie arrangeait vachement les curetons et les seigneurs du moyen age. Pauvre, ferme ta gueule, t'auras la belle vie après, les premiers seront les derniers, etc...

C'est peut être juste moi qui fait du mauvais esprit, mais cette coïncidence ne m'apparaît pas complètement anodine. Tiens, mate les belles fresques dans les églises. C'est pas juste de la déco pour satisfaire l'ego de la jupette, c'est surtout une grande BD qu'explique au péquin moyen ce qu'il doit faire et pas faire. Gaffe, petit, si t'es pas d'équerre, c'est direct l'enfer bouillonnant et son cortège de diables empaleurs !
Quand t'es pauvre et ignorant, tu crois ce qu'il dit le riche éduqué, d'un parceque t'es ignorant, et d'deux parcequ'on te demande pas ton avis, et si t'es pas heureux la corde c'est pas cher.

Là encore, on touche à un truc, le besoin d'un guide. Ca c'est pas nouveau, les gens ont besoin d'un guide, leader, chef, furher.

D'ailleurs, mate un groupe d'amis, tu vas voir qu'y en a un qui va prendre les décisions et être plus écouté que les autres.

C'est donc le "Leader", on applaudit.

Cette personne est celle qui va prendre les décisions à notre place, parcequ'on à pas envie de se prendre la tête avec des choses compliquées.

Parfois c'est un chef humain, genre un Roi/président/dictateur/haut vizir des cinq échelles/ rayez la mention inutile.

Dans le point qui nous concerne, c'est donc le Dieu. Bien évidemment, cette brave personne, même si elle se coupe en 3 (huhu) ne peut être partout. Donc elle délègue, comme tout bon chef d'entreprise.

Elle crée donc des succursales dans différents points des pays convaincus, et elle appelle ça des "églises"(mosquées, synagogues, cimetières, vieilles caves, subway...)

Là bas, les responsables sont appelés "Hommes d'églises" que nous appellerons familièrement "cureton", parceque j'ai envie, que c'est mon message et que si t'es pas content, la petite croix est en haut.

Ces hommes, donc, vont transmettre le message divin auprès des fidèles. Et forcément, plus tu multiplies les intermédiaires, plus tu déformes le message. Du coup, les petits messages second degrés passent au premier degré, paf, et les blagues juives de jésus se transforment en antisémitisme.
Par la suite, ils en profitent pour rajouter leur idées persos, en accord bien sur avec nos aimables et très croyants dirigeants.

Mais ça j'ai déjà dit.

Bon j'ai fait la partie comique, et je me rends compte, comme à chaque fois, que j'ai pris mon plan comme ta petite soeur un bouquin.

Pas grave, v'la venu le temps des vérités scientifiques.

Ooooh, je vois déja les 3 intégristes du fond hurler qu'il n'existe pas de vérité.

Hey connard, la terre est ronde.

Et elle t'emmerde.

C'est un fait établi, (les deux), on a vérifié, c'est rond, c'est comme ça, personne viendrait critiquer ça.

Par contre, j'ai récemment eu une discussion avec des collègues musulmans, sympas et tout, hein, pas du genre turban sandales, eh ben n'empêche, quand j'ai parlé de dinosaures et d'hommes préhistoriques, ils se sont gaussés.

"huhu, ça a pas existé"

Hey connard, et Jurassik Park ?

Plus sérieusement, et les os partout, les squellettes, Lucy ? T'as cru les archélogues étaient tombés sur un kit légo "monte ton faux dinosaure toi même pour faire chier les musulmans" ?

Surtout qu'au 19ème siècle, ils avaient autre chose à foutre que s'amuser à inventer des chimères.

Enfin si remarque, le marxisme est pas loin.

M'enfin, tout comme les rednecks des marais sont persuadés que Darwin a dit que des conneries, les musulmans intégristes (intégristes, hein, j'ai dit intégristes? Je l'ai bien dit ? Tout le monde l'a vu ? Pas de procès, on est cool?) voient du complot partout sous forme de faux dinosaures.

Mais franchement les mecs.

Qui vous a dit qu'on avait quelque chose à battre de votre avis ?

Pourquoi on se ferait chier à faire tout un complot balèze, sur 200ans, pour emmerder des religieux qu'on connaissait à peine à l'époque, et qui se croient toujours au 15ème siècle?

Non mais franchement, ok Alien c'était cool, mais arrétez de voir le mal partout.
On a trouvé des squelettes, point. On a réfléchi, on a trouvé cette idée.
Et personne a trouvé mieux pour l'instant.

C'est quoi tes idées toi ? Ah ouais c'est vrai, tu sais pas. Ton dieu t'as pas dit. C'est con, vivement l'update, hein. N'empêche je veux pas avoir l'air de critiquer, mais ton dieu c'est pire que Crosoft, t'as pas Coran Update livré d'office.

Ouais, vivement les mises à jours, que vous soyez à notre niveau, parceque pour l'instant, c'est risible.

On fait un deal :

Vous sortez du Moyen Age, et nous on arrète de se moquer.


Pretty safe bet, hein ?





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