lundi 10 décembre 2007

My name is Napoleon Vichy and I've come to eat your horses !

Ca fait une semaine que je vois ces images sur les bus ou dans la rue.

Et à chaque fois, elles me choquent.

Ca me fait chier, j'ai pas retrouvé l'image sur le net. Je noterais mieux l'adresse du site la prochaine fois.

Bref, c'est une pub contre l'hippophagie.

"Ah ouais, je l'ai eu cette maladie" me direz-vous.

Je vous répondrai que vous avez trop utilisé votre poupée gonflable.

Non, l'hippophagie, c'est le fait de manger des chevaux.

Pas entier, hein.

La pub dit en gros deux chôses:

Manger des chevaux c'est pas bien et par contre les voir courir, c'est bien.


On va faire ça par étapes.

La pub ne fait pas appel à arrêter la barbarie des abattoirs, non.

Elle dit juste que c'est pas cool de manger du cheval.
Surement parceque c'est un animal presque de compagnie.

Mais bordel de merde, pourquoi juste les chevaux ? Un Boeuf, un cochon ou un mouton n'a pas le droit à la même considération ? Je trouve ça beaucoup plus drôle un mouton. Un Cheval, ça a pas une super gueule de con et ça fait pas beh. Et c'est pas dans Wallace et Gromit.

Non, le cheval, c'est presque ton pote, tu vois, comme un chien.

J'aimerai pas être ton pote, si ça doit dire me faire monter dessus pendant 3h. Même si tu es une femme.

Et un cheval n'est pas un être humain, pas plus qu'un chien, un chat ou un punk.

En fait, je comprends qu'on ne veuille pas manger un animal. C'est à ma portée. Après, je trouve ça mortel de faire une distinction entre eux. Je veux bien, que les chiens, les chats et les chevaux aient une place privilégiée dans notre société. Mais si tu aimes tant les bêtes, mange juste ton motherfucking tofu et c'est marre.

Je dis pas que je mangerai mon chien parceque j'ai de la tendresse pour lui (après de là à le considérer comme mon pote, donc nécessairement mon égal...) mais un chien, pourquoi pas.

Ca dépend si c'est bon ou pas. Je suis sûr qu'avec une petite sauce au poivre ou samurai, dans du pain avec de la salade, de la tomate et des oignons, et peut-être un peu de fromage, ça peut être mortel.

Encore une fois, je comprends très bien qu'on aime pas les conditions de vie des animaux dans les abattoirs (mais encore une fois, pourquoi juste le cheval ?) mais aucune mention de la chose n'est faite dans la pub.


L'autre truc, c'est qu'on voit, un jockey monter un cheval, avec une petite phrase qui dit grosso modo, "mon cheval je l'aime gagnant".

Manger les chevaux, c'est pas cool. Les entrainer, les garder dans une cage et les monter parfois jusqu'à leur mort, c'est cool.

Hmmm. Perso, si j'aimais tant que ça ces bestioles, je préfèrerais les voir libres. Je conçois que c'est un peu mort en France et un peu partout dans le monde pour une telle situation mais je ne peux pas souhaiter à un animal une vie entre des barreaux et des sorties pour la compétition ou des gamines lui montant sur le dos.

Oui, j'ai un chien. Et je sais bien que comme les chevaux, ils ont été tellement conditionnés à vivre assistés par l'homme, qu'un retour à la vie sauvage serait dur. Mais à aucun moment, je me dis que je le chien est mieux ici dans ma maison que dehors. Quand je vois comment il anticipe la sortie et la chance de courir un peu plus librement que dans les 10M² de mon jardin et de rencontrer d'autres chien, ça me fait presque mal au coeur.

On le traite bien, le truc est bien nourri et on s'occupe de lui quand il faut, reste que je suis pas persuadé que ce soit la meilleure place pour son espèce.

Ca me rappelle encore une fois que je déteste la plupart des amoureux des animaux et leurs contradictions à la con. Et que même si je comprends l'envie de pas faire souffrir un animal, bah le saucisson ou un bon pavé de rumsteack, bah ça tue sa mère comme il faut.

Jean de Baton, Jean de Baton-Baton !

vendredi 21 septembre 2007

Après le desespoir, l'apathie.

Qui n'a rien avoir avec le petit nom de mon amie Patricia.

Pour les trois qui ne sont pas au courant, j'ai récupéré un sorte de même job que l'autre là, qui il parait écrirait des trucs avec moi sur le blog. Et une fois, ça.

Pareil, je réponds aux clients pas contents (ou dans les cas rares, ceux qui veulent juste un conseil).

Et ouais, même constats, même cas.

Toutes ces remarques que j'ai entendues à propos de la faune d'internautes ne savant pas lire et se servir d'un site, je suis à deux doigts de ressortir exactement les mêmes.

Et pourtant, ça ne provoque chez moi qu'absolument rien. La bêtise des gens et leur proportion à "savoir" uniquement ce qu'ils veulent croire et à en être sûr. Bah, non, au final, ça ne me dérange presque pas de devoir expliquer 10 fois de suite la même chôse.

Ils ont tous les droits, ils le croient vraiment.
Ils ont le droit d'avoir lu quelquechose de différent que ce qui est marqué jaune sur blanc sur la page internet et de te l'affirmer.
Ils ont le droit de voir des offres promotionnelles partout.
Ils ont le droit de considérer que tout doit être fait tout de suite, pour qu'ils aient leur putain de chose qu'ils veulent, maintenant. Même si, je suis pas Merlin l'enchanteur. Je vais pas te sortir un lapin (ou une intégrale Maria Calas) du cul.

Enfin, ils croient. C'est là qu'ils échouent.

Mais la vie, c'est pas un film mal joué d'Harry Potter.

Je préfère même pas y penser, à celui-ci.

Mais bon, ça ne me surprend ni ne me choque. Me consterne un peu, oui. Presque autant qu'un mec qui s'inventerait une amie Patricia pour faire un sale jeu de mot tout naze.

Hey, pour pas que tu crois que je me ramollis -Non, je ne ferais pas de blague sur mon amie imaginaire, Molly- je vais te le dire en vrai.

A toi et aux autres.


Allez vous faire tous bien enculer avec votre Rugby de mes deux.


Vous noterez la disparition d'un jeu de mot avec "Haine" dedans le titre, à partir de maintenant, j'essayerais de faire des références à des trucs rigolos.

samedi 8 septembre 2007

Metal haineux

Le metal c'est de la merde.

Je vois déjà mes proches qui s'appretent à me lancer des cailloux tels les petits palestiniens fourbes qu'ils sont. Car ouais, ça va faire quelques mois, que je, incorruptible "classic rock", me perd dans cet univers fait de gros crades avec des longs cheveux et des goatees.

Et ça me fait chier. Royalement.

Ce genre ne me plait pas. Pas ses codes. La guitare crasseuse, le gars qui crie (ou grawl ou whateverthefuckyouwannacallit), cette impression de bourrinitude permanente. Les noms de sous-genre tous nazes "deathmetal", "hardcore"... (What the fuck ?), les noms de groupes nanards (Pig Destroyer, Swallow the sun, Darkane), les looks caca (rien que les cheveux longs), le signe des cornes aux concerts...

Bref, le tout respire l'adolescent plus mal dans sa peau qu'un scarifié.

Et pourtant, je n'arrive pas à me désobseder de Meshuggah, Dillinger Escape Plan ou Isis.

J'ai toujours reconnu la qualité technique dans la composition ou le jeu. Mais tous ces codes rendent le passage difficile. Il y'a 8mois, je ne supportais vraiment pas le truc en peinture, et puis à force, en écoutant pas mal de Progressive Rock à tendances métalleuses (Porcupine Tree en tête, mais aussi Dredg ou Oceansize) j'ai commencé à dériver... Est venu Tool, puis Isis, puis après le bordel. Oh, j'écoute encore des artistes de vieux rock (rien que ce matin, les beatles et leur Magical Mistery Tour m'ont réveillé) et j'ai des résistances encore fortes envers certains groupes ou genres. Mais, je suis obligé de reconnaitre l'intérêt musical poussé et la classe de la composition de ces groupes. Et le fait que ça marche à fond sur moi, ok.

En fait, au premier abord, l'impression de violence est trop forte pour quelqu'un d'habitué à quelquechose de relativement peace dans la forme. Dynamique oui, mais très rarement "violent". Et un défaut fut, pour me faire découvrir le style, de commencer par des trucs souvent brutaux.

On s'habitue à ces petits riffs bourrins (mais néanmoins plus subtils qu'ils n'y paraissent) et on y prend goût. Et au final, la chôse ne dérange plus à l'écoute.

Mais quand j'y repense, si. Un peu comme le hip-hop.
Dire "yo hin, ouais" au début d'une chanson, c'est naze et pourtant ça passe chez moi.

C'etait plus pour les autres qui ricanent de moi là, je les vois d'ici. "Hihi, avant tu disais que c'etait de la merde, mais maintenant tu en écoutes".

Je réitère, les codes du truc m'énervent, respirent le bourrin idiot et l'ado de base. Globalement, c'est de la merde.

Mais j'accroche. Aussi bien le gars primaire en moi qui gueule en arrivant dans sa rue parcequ'il est content d'être en week-end que celui qui se tripote la moustache en ayant l'air intelligent.


God, I hate you guys.

samedi 11 août 2007

Appellation d'origine controlhaine

Ok, arrêtons avec la langue de bois.

Quand on veut désigner quelqu'un dont on (ou notre interlocuteur) ne connait pas le nom on est un peu obligé de le décrire. "Mais si tu sais, lui qui..."

Le problème, c'est que les traits les plus évidents sont souvent mal vus et ont un lourd passif.

"Tiens tu sais le noir..."
"Aaaaah, la grosse là ?"
"Tu vois le mec qui a des dreadlocks ?"

Réaction probable: "haaaaan mais tu peux pas dire ça, t'es méchant".

Ben quoi ? C'est pas de ma faute s'il a des dreadlocks, il a des cheveux moches s'il veut.

Fuck.
It.

Ce sont des traits morphologiques qui sont évidents et sautent aux yeux. Ce sont même les premiers qui viennent à l'esprit quand on se représente la personne. Quand quelqu'un s'asseoit autour de sa chaise, il est gros, je suis désolé. Quand un mec a la peau très mate, il est noir. C'est le premier truc que tu remarques. Le mieux c'est les combos, exemple; "la grosse noire".

C'est vrai que ces personnes souffrent ( ou souffraient) probablement de leurs caractéristiques physiques d'une manière ou une autre à cause des moqueries et des standards de la société. Surtout le gars avec des dreadlocks. il est également véridique que certains mots ont un lourd passif. Mais hé, on va pas prétendre de pas voir le quidam tel qu'il est. Faut arrêter de se voiler la face, on a tous des trucs pas conformes au standard du blanc sculpté correctement et bien habillé. Et c'est justement ce qui nous différencie les uns des autres.
Ainsi, je ne me offusquerai pas si on me désigne comme "l'arabe maigrichon qui ressemble à Saïd Taghmaoui". Oui, "arabe", le terme me dérange pas.

Arrêtez de nous faire croire qu'on ne voit pas la "couleur", hey, ho, hein. Ca va 5 minutes, malgré mon métissage, le fait que je viens d'un pays du sud se remarque à mon teint de peau et quelques traits morphologiques. Et je m'en fous, de toute façon, je ne ressent aucune honte ou fierté de cela. Non, Yannick Noah, le métissage c'est pas super cool, on s'en bat les couilles. T'es peut-être fort en tennis, mais putain, arrête la chanson et l'écriture de textes.
Et ouais, si un jour je dois parler de mon ami Faya à quelqu'un qui ne le connait que de visu, je commencerais par "tu sais le noir qui...". Et lui même ne le prendra pas mal.
De toute façon, même si c'est le cas, il ferme sa gueule, il sait que j'ai raison.

En fait, ne pas voir la couleur, je trouve ça encore pire, c'est une hypocrisie assez balaise pour se sentir bien-pensant et propre sur soi. A tort. Dans une société aussi segmentée et ghettohisée que la notre, tu ne peux pas me dire qu'on est pareils. Qu'on ai les mêmes droits ok, c'est logique et ce serait bien que ça se fasse, mais on est différents.

Point.

Comme pour moi, je ne vais pas prétendre que l'individu dont je parle est autre chose que ce qu'il est. Par exemple, Je ne suis pas gros, roux, un femme, asiatique ou même doté d'un bite standard.
C'est comme ça, l'autre jour j'ai cassé un noix de coco avec. En un coup. Je suis trop balaise.

Donc pour désigner le type là bas, tu diras "le noir qui", y'a pas de honte, c'est normal.
Ca fait pas de toi un méchant raciste. C'est pas possible, tu portes des dreadlocks pour sortir des conneries pareilles ?

Et dire que quelqu'un est gros, c'est pas "méchant". Non, c'est la vérité.
Bien sûr, cette notion est relative et vu mon aspect rachitique (mais sexy), l'adjectif me viendra facilement à la bouche. Enfin, quand je vois Berenice... Je tenais à préciser que je n'ai pas d'exemple en tête, si tu t'appelles Berenice et que tu lis ces pages, ne le prend pas pour toi. En même temps, tu fais chier, j'essaye de prendre un prénom peu courant, et toi, tu gâches tout. Donc, quand je vois Berenice, ce n'est pas son haut noir ou son jean qui me vient en tête, mais sa corpulence. Donc, "la grosse". Point. Le jour ou elle viendra habillée en clown bulgare, ça me sautera moins aux yeux. Ce sera "la grosse clown bulgare".


Va falloir arrêter avec le politiquement correct tout naze. C'est comme cette histoire d'afro-américain (ou africain-américain, je sais jamais faire la différence) aux USA.

Je me rends compte que si je devais parler de tout ce qui m'énerve dans la catégorie hypocrisie à la con (car il y'en a des biens et des utiles), je serais encore là demain. Le problème, c'est que je suis déja demain, alors tant pis. Ou pour finir presque comme j'ai commencé... Fuck it.


Le premier qui n'est pas d'accord porte des dreadlocks.

vendredi 3 août 2007

Haine for Nothing (and chicks for free)

Juste pour dire qu'un autre blog de nous viens de s'être fait. En collaboration avec le magnifique Hororo.


A l'adresse http://cacaincorporated.blogspot.com/


Rien de bien special, un blog d'écriture à 3, autour d'un thème commun mais différent à chaque fois.

Balbutiements, maladresses de style, expérimentations ratées, tout est là-dedans.


So... Let's fuckin write, you son of a bitch...

lundi 30 juillet 2007

Don't try suicide, nobody's worth it.

(Je sais, y'a pas haine dans le titre, mais y'a dans les propos, alors lachez les chaussettes, 'nifleur de glands, c'est mon blog, je fais ce que je veux, et c'est une référence à Queen en plus)

Y'a
quand même des trucs, des fois, dans la vie, qui pètent les couilles.

Mais bien, hein, pas genre le coup contre un coin de porte ou le train qui taille, non, là c'est du pétage de couille en rondeur, elles sont dans le piano pendant qu'on te martèle Ride Of The Walkyrie. (Gouter)

Du coup, t'es mal. Vraiment mal, tu cherches de l'aide, une main tendue, un secours quelconque.

Tu t'aimes plus, t'as honte de sortir, plus faim plus soif, tu, donc, déprimes !

Bravo robert.

Beaucoup de personnes sont réellement dépressives, cliniquement, et nécessite une assistance médicale ; médicamenteuse et psychologique quoi. Le problème les a tellement attends qui faut aider, mais on s'étalera pas la dessus.

Et d'autres, nous font le remake du malade imaginaire.

Pas bien dans leur peau ? Sur.
Mal aimé, pas écouté? Check.
Vraiment dépressif ? Nan, juste ado.

Ces petits blaireaux aiment répandre leur malheur, ouin ouin personne m'aime, si personne vient m'aimer, je vais me suicider. On a eu le cas, personnellement dans notre vraie vie à nous, d'une personne qui a joué sur notre pitié et notre gentillesse pour s'approprier notre attention.

Il demandait de l'aide, et quand on l'aidait, il en voulait pas. Donc du coup, on hésite entre le laisser seul, ou lui botter le cul. Cet exemple montre donc que des gens abusent de la gentillesse des autres en se faisant plaindre, ils recherchent la pitié.

Mais ce que je me disais du coup, c'est que rechercher la pitié, c'est pas glorieux. Tu demandes de l'irrespect, c'est quand même balèze, un peu comme le bouffon du roi, ou les animateurs télés.

Si un psy passait par là, il blâmerait ma moquerie et dirait qu'en fait, ce sont des jeunes en manque de repère.

Alors je veux bien, mais je pose une question :

A partir de quel moment on différencie le jeune sans repère du pauvre connard ?

Moi je fais simple, quand il a dépassé 17 ans, c'est plus un putain de jeune sans repère, juste un putain de jeune qui se complaît dans son rôle de victime.

Qui aime se faire plaindre, chouchouter, parents pas câlins, hein ? Dommage pour toi Chimpfucker, t'es sur Internet, ici ça tape dur, on a pas la barrière de bienséance qu'on se matérialise dans la vraie vie.
Un forum ou un chat, c'est coriace, les débats deviennent vite des joutes verbales pleines de fourberies, de provoc, d'attaques. Faut pas se laisser faire, y'aller d'son laïus, être sans pitié.

Alors du coup, le petit bonhomme sans grande argumentation, qui aime "Comme ça, chais pas j'aime bien", qu'a pas d'avis particulier, sur rien, même pas sa mère, il est délaissé.

Il cherche la reconnaissance dans la pitié, se cherche des gentils pour son numéro de pleureur, un public pour sa scène du suicide manqué. Car, un suicidé, ça a une super étiquette.

C'est marrant ce changement d'épaule, avant on foutait les suicidés loin de l'église, et maintenant, la plupart des gens donnent aux suicidés l'étiquette "Courageux",
genre : "waaah, il a osé sauté d'un balcon, quel homme ! "

Non, quel con.

Et quel peureux.

Parce que finalement, quand tu te suicides, c'est que tu as peur d'affronter la vie, la life bro, tu as peur du futur, du lendemain.

T'as peur donc.

En général, quand on a peur, on est rassuré par Maman, figure éternelle.

Bon, j'avoue, t'as plus de maman, c'est plus dur. Dans ce cas là, je préconise les amis, ça marche au poil. Un vrai pote, un putain de bon copain, ça te suivra jusqu'en enfer, alors tes problèmes, le copain il plonge dedans, viens-y nager avec moi, je te guide.

Ah t'as pas de potes non plus ?
Hum..faudrait voir à ce que tu t'poses des questions, parce que sans famille, sans potes, ça cherche à te fuir dis donc, tu refoules sévère pour éloigner à ce point là.

Ou alors...ou alors....tu es peut-être un poil peureux ? Timide au moins ? allez connard, négocie moi ce timide, ça arrive aux meilleurs !

Bon, on a vu ça déjà, t'es timide, pas bien ta peau, et peu sur de toi.

Ok.

Mais est ce que ça te donne le droit de te suicider ? T'es sur d'être vraiment seul ?

Je citerais comme exemple un tome de Preacher, magnifique comics par Garth Ennis qu'il faut lire et acheter, où l'on découvrait la genèse du personnage Arseface.

Ce con là, mal aimé par sa famille, et martyrisé par sa classe, est un fan de Cobain avec son super Buddy, Craig.

Et ces personnages donc, se suicident peu après l'annonce de la mort du kukurt, parce qu'il les a "abandonné" et parce que "personne ne les aime". Du coup, shotgun in the mouth, pan pan.

Arseface survit, mais défiguré. Il dit qu'il a fait ça parce que personne n'en avait rien a branlé d'eux.

Ce a quoi on lui réponds :

"You didn’t care either"

Traduction, "mais tu t'en foutais aussi"

Ben oui, arrête de te regarder le nombril 5min, t'es pas le seul à avoir des malheurs.

Cette attitude, pourtant très adolescente au départ, se retrouve encore après.

Certaines personnes ne faisant jamais attention aux autres, ils se retrouvent bien tout seul comme des cons, une fois le problème en pleine tronche.

Du coup, étant seuls, ils ont l'impression d'être abandonnés, alors qu'ils ont eux-même abandonnés les autres, étant trop occupés à se rouler dans leur malheur.

Je prends un exemple tout con.

J'ai eu des moments pas cool, des problèmes, des erreurs, et à certains moments, je me sentais vraiment mal. Et je me disais, vache, c'est dur.

Et puis :

Quelqu'un que je connais, a perdu son fils en voyage. Le gamin a été bouffé par une bestiole.

C'est tendu quand même, tu t'en remets pas facile, tu pleures ta chair perdue, tout ça.

Et ben le mec, il a réussi à conserver sa femme, et a faire un autre gamin.
C'est pas du mal espoir optimiste qui tache ça, hein ?

Le bonhomme est tellement optimiste qu'il remet le couvert, pariant sur l'avenir plutôt que de s'enfiler son désespoir.

Du coup, tu te prends une belle claque solide, un aller retour venteux, qui te dis "Hey mec, y'a des gens plus malheureux que toi qui s'en sortent"

Et là, t'as plus d'excuse.

eh.

dimanche 22 juillet 2007

Haine instantanée

Aidez un dépressif.

Suicidez-le.

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